La poursuite de la révolution de la musique enregistrée

mardi 10 mars 2015

2014 est synonyme de fléchissement du marché de la musique enregistrée à -5,3% après le rebond de 2013 : baisse conjointe des ventes physiques (-11,5%) et des ventes de téléchargements (-14%, une première).
Le marché des ventes physiques représente encore 71% du marché. De son côté, le vinyle est le seul en croissance, +42% (soit 2,7% du marché physique, environ 640 000 unités).

Il est à noter un nouveau levier de croissance, les revenus liés au streaming.
Sur 2014, la rémunération importante des revenus du streaming (+34% par rapport à 2013) permet d’éponger les pertes liées à la baisse des téléchargements.
Le streaming devient ainsi le premier revenu du marché numérique (55%) et représente désormais près de 16% du marché total et 12 milliards de titres écoutés.

Deuxième levier de croissance : la production locale.
Les producteurs ont continué d’investir pour les artistes : 242 albums francophones ont été commercialisés et 119 nouvelles signatures ont été enregistrées soit respectivement 17 et 31% de progrès par rapport à l’année précédente.
Les ¾ des revenus du marché (classique exclu) sont le résultat du succès de production francophone, les 10 albums les plus vendus en 2014 concernant des artistes produits localement et chantant en français ! Un niveau historique.

De leurs cotés, les royautés restent stables malgré la contraction du marché.

2014 amena dans son sillage de grandes promesses pour la production phonographique francophone, au même titre que la production audiovisuelle.

Julien

Chiffres SCPP 2014 d’après la SNEP